Journal le marin - n°3096 - 10 novembre 2006 - (Page 10)

1 ligne de T - fixe 2 lignes de T entreprises remorquage réparation Le patron d’Union Naval veut tenir les prix du marché Depuis le rachat de la CMR par Boluda au mois de septembre, Jordi Llaurado a pris la direction du réparateur marseillais devenu Union Naval Marseille. Déjà six navires ont été réparés… Il s’agit d’un mode d’organisation mais pour la qualité ? Nous allons obtenir rapidement la certification ISPS, indispensable pour obtenir le marché des grands paquebots américains. Il faudra également obtenir au plus tôt les certifications Iso 9001 et 14001. Comment s’organise la répartition des chantiers entre Marseille et Barcelone ? Nous disposons maintenant de quatre formes, deux à Marseille et deux plus petites à Barcelone. La répartition se fera donc en fonction du plan de charge de chacun des sites et de la taille des navires. Ceux du marché local marseillais pourront donc être réparés à Barcelone en fonction des besoins, idem pour ceux de Boluda (1) qui pourront venir à Marseille. Quels sont les marchés visés par Union Naval ? Nous avons déjà signé un accord pour l’entretien des navires construits par le groupe Aker Yards. Nous espérons faire de même avec Pullmantur qui dispose de cinq navires croisant en Méditerranée. Le marché pourrait représenter 4 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. Nous espérons signer des accords avec les armateurs locaux, comme la CMN ou la SNCM, dont nous avons déjà réparé des navires depuis notre arrivée à Marseille. La CMA-CGM, dont nous réparons actuellement Le Diamant qui appartient à sa filiale croisière, fait évidemment partie de nos prospects. Espérez-vous changer l’image de marque du chantier marseillais ? Oui, il faut en effet tourner la page de la CMR, qui avait mauvaise réputation. Nous devons prouver que nous pouvons maintenant, à Marseille, respecter les délais et travailler au prix du marché. Ce n’est pas aux armateurs de s’adapter à nos tarifs, mais à nous de trouver le bon modèle économique. Propos recueillis par Pierre GRAVES (1) Le groupe maritime espagnol auquel appartient l’UNM. Nouvelle unité pour Bordeaux Le Capitaine Louis Thomas, remorqueur basé depuis 30 ans à Rouen, est arrivé fin octobre à Bordeaux. D’une puissance de 1 060 ch, il servira de coque de réserve. « C’est un excellent remorqueur, affirme Claude Thomas, le PDG de la société de remorquage maritime. Il est très bien adapté au travail de rivière. » Dans le port normand, son départ sera pallié par le réarmement du Vigilant, inutilisé depuis plus de deux ans. L’arrivée du Capitaine Louis Thomas constitue la première partie du plan présenté par Claude Thomas au port autonome de Bordeaux et à l’Union maritime et portuaire pour remplacer le remorqueur Margaux, qui avait coulé cet été à Ambès (« le marin » du 21 juillet). « La deuxième partie, indique Claude Thomas, est l’arrivée, en octobre 2007, plus d’un an avant la date prévue, d’un nouveau remorqueur de 40 tonnes de traction en construction actuellement à Vigo. » Loïc FABRÈGUES Jordi Llaurado dirige les sites de Marseille et de Barcelone d’union Naval. Union Naval dispose maintenant de deux sites, Marseille et Barcelone. Comment allezvous organiser les relations entre eux ? Deux sites mais une seule entreprise ! Ceci signifie que nous allons faire au mieux pour proposer les mêmes tarifs. Et, ce qui est plus important, la même qualité de ser1 ligne de T - fixe vice. Pour la première fois à Marseille, un réparateur proposera un service intégral de réparation dont le succès à Barcelone a prouvé l’efficacité. Avant notre arrivée, l’armateur négociait avec trois, voire quatre interlocuteurs (le port pour les formes, la CMR, les sous-traitants, etc.). Aujourd’hui, il n’en aura qu’un, Union Naval Marseille. Des systèmes de combat de DCN Ingénierie pour la Norvège armement DCN Ingénierie a débuté la livraison de six systèmes de combat pour des patrouilleurs norvégiens. Le contrat représente 128 millions d’euros. DCN Ingénierie vient de livrer le premier système de combat pour une série de six patrouilleurs norvégiens. Il s’agit des « Skjold », six bateaux construits en Norvège par Mandal, chantier privé qui travaille essentiellement pour la Marine norvégienne. Ces navires de guerre très armés, à la coque en composite, sont des catamarans destinés à naviguer le long des côtes norvégiennes pour des missions de courte durée. Longs de 48 mètres, ces unités à effet de surface, rapides, possèdent un très faible tirant d’eau. Vingt marins seulement composent leurs équipages. Le contrat, d’un montant de 128 millions d’euros pour la part française, a été négocié (1) en décembre 2003 par la Royal Norwegian Navy et Armaris (filiale export de DCN). L’étude, qui avait pour contrainte le respect de la mâture choisie, concernait l’analyse de l’architecture du système de combat et le développement du CMS (management des systèmes de combat). Le travail de conception est terminé, l’installation progressive sur les cinq autres Skjold doit aboutir en 2009. « Cette réussite repose essentiellement sur les méthodes de travail mises en place par DCN Ingénierie, les platesformes d’intégration à terre des systèmes de combat, précise Christophe Pichon, le directeur du projet Skjold au sein de DCN. Il s’agit en fait de reproduire à terre un système de combat équivalent à celui qui se trouve à bord. Toute l’électronique, l’informatique, l’optronique, etc., sont installés dans les mêmes conditions que sur le navire. Nous recevons aussi les mêmes émissions radar. Ce modèle est une garantie, en termes de délais et de réduction des risques. Ainsi, les machines, écrans, ordinateurs, qui se trouvent dans notre plate-forme de conception, sont bien ceux qui vont équiper le Skjold numéro 6. » DCN Ingénierie développe cette méthode de travail pour ses différents contrats. Outre la plate-forme de patrouilleurs norvégiens, le site du Mourillon, à Toulon, abrite deux plates-formes travaillant sur le même principe : celles des sous-marins Scorpène pour la Malaisie et Le Terrible. C’est une des marques de fabrique de DCN Ingénierie, qui a vu le jour au milieu des années 1980 avec le Cassard, qui s’est poursuivie dans les années 1990 avec le Charles de Gaulle et qui devrait se poursuivre avec les Fremm. P. G. (1) La Marine norvégienne ayant été satisfaite du travail de DCN Ingénierie sur le programme Hauk, le contrat Skjold a été signé sans mise en concurrence. Éric Houri 2 lignes de T Pierre Graves Le « Capitaine Louis Thomas » remplace le « Margaux », qui avait coulé cet été à Ambès. ➟ Pétrole : Shema a payé mais le climat n’est pas apaisé à Sète. « Monsieur Cheyresy a tenu ses engagements et, pour l’instant, nous n’envisageons pas de sanction administrative », expliquet-on aux Affaires maritimes. La menace, brandie par l’administration, d’un arrêt d’activité pour cause d’impayé de cotisations sociales a donc fini par payer, et Jean-André Cheyresy, le patron de l’entreprise de travaux portuaires Shema, a versé les 28 000 euros qu’il devait encore à l’Énim (« le marin » du 27 octobre). Pour autant, le climat n’est pas encore apaisé et le ton reste tendu du côté des responsables des contrôles qui restent « très vigilants ». DCN Les systèmes de combat équiperont six patrouilleurs norvégiens de type « Skjold ». Vendredi 10 novembre 2006

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