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1 ligne de T - fixe 2 lignes de T sciences et techniques ressource Une prédiction bien discutable ment marin se dégrade et que la situation est intenable, poursuit-il. Cela fait plus de vingt ans que nous faisons passer ce message. » Mais l’extrapolation de Boris Worm et de ses collègues ne serait envisageable que si l’état actuel des choses n’évoluait pas d’un pouce dans les prochaines décennies. « Les industriels, les gouvernements et les citoyens ne sont pas idiots, assure Serge Garcia. Ils ont déjà commencé à réagir. » La conclusion de l’article de Science serait donc irréaliste. « Provocatrice », estime Serge Garcia. Même si la tendance générale est là. Les auteurs de cette publication prétendent par ailleurs que la mise en place d’aires marines protégées aide les stocks à se reconstituer. Ils corroborent ainsi une vision très enviplace à l’étude de près des analyses complexes des quatorze scientifiques. Des détracteurs s’exprimeront sans doute, dans les prochains mois, dans les revues scientifiques. Il est fort à parier, néanmoins, que ces réponses ne seront pas reprises par la presse généraliste. Contrairement à l’article de vendredi dernier qui a fait un tabac. « Menace de disparition totale des stocks de poissons en 2050 », a titré Le Monde. « Poissons et crustacés vont-ils disparaître ? », pouvait-on lire à la une de OuestFrance. France 3 a passé son reportage sur « Les poissons menacés de disparition ? » en tout début de sa tranche du 1920. Tous les journaux de presse écrite, de radio et de télévision s’en sont donné à cœur joie. En France et ailleurs. « Ce ne sont que des feux de paille, estime pour autant Serge Garcia. Ils ne mènent à rien. Ce n’est pas le genre d’étude qui fera bouger les gouvernements. » Par contre, sur le long terme, l’impact sur le grand public est loin d’être négligeable. Marion FRANCOUAL Quatorze scientifiques affirment, dans un article de la revue « Science » que les poissons risquent de disparaître des océans dans moins d’un demi-siècle. Le message a fait le tour de la planète. L’article est pourtant controversé par un certain nombre de spécialistes de la question. En 2048, ce serait la fin des haricots. Un groupe de quatorze scientifiques, mené par le Canadien Boris Worm, ont écrit, dans un article paru le vendredi 3 novembre dans la revue américaine Science, que, vu l’augmentation du nombre de stocks en surexploitation, il risque de ne plus y avoir de poisson dans les océans dans moins de cinquante ans. « C’est une extrapolation à faire dresser les cheveux de tous les statisticiens », proteste Serge Garcia, directeur de la division des ressources halieutiques à la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). UNE CONCLUSION « PROVOCATRICE » Il n’est pas convenable, selon Serge Garcia, de tirer de telles conclusions. « Il y a aussi un pourcentage de plus en plus important de stocks dont l’état s’améliore, explique-t-il. Cela ne veut pas dire que, dans un avenir plus ou moins proche, toutes les populations de poissons seront en bonne santé. » « C’est vrai que l’environne- ronnementaliste de la préservation de la ressource. « Il n’y a pas d’évidence scientifique claire permettant d’affirmer que les aires marines protégées apportent un résul- tat positif pour la pêche », assure pourtant le spécialiste pêche de la FAO. L’article de Boris Worm est donc contestable. Après les premières réactions à chaud, Le Gesma aux avant-postes sécurité Nouvelle de la communication sous-marine combinaison Viking acoustique Ces difficultés ne rebutent pas pour autant les efforts engagés par les plus grands pays pour maîtriser les techniques de communication sous-marine. « Il s’agit de révolutionner la logique d’emploi des robots sous-marins, en leur donnant enfin la faculté de communiquer à grande distance, à l’instar des drones aériens », reprend Henri Motyl. Le Gesma, déjà précurseur de l’utilisation de robots sousmarins dédiés à la lutte sous la mer (1), a pris de l’avance avec le système Trident, capable de transmettre en temps réel, de mobile à mobile, tout type d’informations (image, texte, voix). Une première mondiale, développée avec la communauté scientifique et technologique de la région brestoise. « Comme l’espace, le monde sous-marin pourra être exploré par des robots communicants, qui permettront à l’homme de déporter son intelligence pour réaliser des tâches dangereuses ou inadaptées à sa morphologie ». conclut Henri Motyl. Alain LE DUFF (1) Le Gesma, dans les années 1960, a mis au point le Pap (poisson auto-propulsé). Viking Life-Saving Equipment élargit sa gamme de combinaisons de survie. « Très ergonomique, notre nouvelle combinaison PS2007 à flottabilité intégrée peut être portée sans brassière de sauvetage », explique Dorte Hansen, PDG de Viking France. Les combinaisons Viking sont pratiquement toutes fournies en taille unique, de 140 cm à 200 cm, ce qui correspond à des utilisateurs de 50 à 100 kg. « Le client n’a donc pas à se soucier des tailles du personnel à bord des bateaux et peut changer les combinaisons d’un bateau à l’autre. » Viking a, cependant, conçu également des combinaison de grandes tailles (de 190 à 210 cm). Lors de la conception de la nouvelle PS2007, le fabricant danois a focalisé sur des points particuliers : fermetures-éclair intégrées à la combinaison ; gants amovibles ou attachés de manière permanente, pour faciliter le travail dans l’eau ; semelles de bottes larges pour couvrir toute la surface du pied ; cagoules avec une partie élastique intégrée, au niveau du menton, pour qu’elle s’adapte au mieux aux contours du visage… Enfin, la combinaison PS2007 est équipée d’une ligne de vie. Homologuée Solas 96/98/EC, elle pèse 3,3 kg et, pliée, offre des dimensions de 50 x 72 x 15 cm. A. L. D. Selon Henri Motyl, le directeur du Gesma, le système de transmission Trident révolutionne la logique d’emploi des robots sous-marins. Basé à Brest, le Groupement d’études sous-marines de l’Atlantique (Gesma) développe un système de communication acoustique qui permet de transmettre en temps réel tout type d’informations. « Les premiers essais, réalisés avec la Marine nationale, sont très encourageants, indique Henri Motyl, directeur du Gesma. L’arrivée de ce type de communication acoustique marque une véritable rupture technologique dans le domaine naval. » L’essor des robots sous-marins était jusqu’ici freiné par la difficulté de transmission d’informations dans le liquide. « On y arrivait relativement bien en hauteur, mais ça coinçait en latéral, du fait de la composition non homogène de la mer », explique l’ingénieur Frédéric Dabe. Les différences de salinité et de température, notamment, font rebondir un peu partout et n’importe comment le signal acoustique, et le rendent très difficilement exploitable. Alain Le Duff Un pantalon de pêche qui a déjà sauvé des vies. Scientifique du Sintef, un institut norvégien spécialisé dans la recherche sur la santé, Ingunn M. Holmen Geving a présenté, lors du salon Ergomare à Lorient, début octobre, le plus récent modèle de vêtement de protection. En coordination avec l’association des marins-pêcheurs norvégiens, l’assureur Gjensidige et le fabricant Regatta, le Sintef a adapté des points venant d’autres utilisations (casque de cycliste assurant la respiration de la tête, gilet de canoë-kayak n’entravant pas le mouvement des bras, etc.) pour concevoir un ensemble complet, qui réponde aux exigences des marins. « Baptisé Regatta Fisherman, ce vêtement de protection incluant un VFI a été lancé en novembre 2005 et distribué par l’assureur à tous les bateaux de moins de 28 mètres », précise la Norvégienne. Il a déjà sauvé des vies lors d’un naufrage cet été. ➟ Vendredi 10 novembre 2006

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