Magazine Indigo #9 - Sept.Oct.Nov. 2006 - (Page 16)

Océan Indien Seychelles Les Seychelles, des îles très nature Betty der Andréassian Et si vous passiez de l’autre côté de la carte postale et vous vous éloigniez des rivages bordés de cocotiers? L’archipel des Seychelles est un musée d’histoire naturelle vivant où poussent des fougères géantes, des espèces uniques au monde, des arbres odoriférants, d’étonnants palmiers, des fleurs rares, paradis des tortues de terre ou de mer et de milliers d’oiseaux. La nature, qui est la plus grande richesse des Seychelles, est un bien protégé comme il se doit : avec attention. ans le chaos granitique ou dans les vallées fertiles, des cimes des montagnes aux côtes sablonneuses, les habitats de la végétation sont très variés sur ces myriades d’îles. Environ 2000 espèces parent les îles, 250 sont indigènes et 80 endémiques. Bien sûr, on trouve des plantes ornementales connues : l’hibiscus, le flamboyant la bougainvillée, le frangipanier. La mangrove étale les feuilles de mangliers au bord de l’eau salée et dans les forêts, on rencontre fréquemment le takamaka, le cocotier, le bois couleuvre. Mais le plus étonnant est sans doute le « coco de mer », symbole des Seychelles, donnant une noix aux formes si féminines et suggestives, et que l’on ne trouve qu’ici à l’état naturel. À Mahé, un écotourisme en devenir. Le jardin botanique de Mont-Fleuri, très agréable à visiter, compte quelque 200 espèces de plantes, dont des palmiers endémiques, des takama- kas, bois de natte Mais, par manque de place, on ne peut faire revivre ici les espèces endémiques de l’île. Aussi un Centre de biodiversité, sous la houlette de la Division de l’Environnement, est en train de naître à Barbarons, supervisé par la main verte de Didier Dogley. Sur une vingtaine d’hectares, environ 25 personnes font renaître des plantes dans les pépinières ( certaines seront ensuite vendues aux Seychellois ), plantent le fameux coco-fesse mais aussi des palmiers gargoulettes de l’île Maurice, des milliers de plantes et des arbres fruitiers pour attirer… les oiseaux. Un petit musée est à l’étude ainsi qu’un laboratoire scientifique et une cafétéria, et si tout va bien, entendez si le centre dispose d’un budget suffisant, l’ensemble s’ouvrira dès l’année prochaine. Mais quand on connaît le temps qu’il faut à certains arbres pour pousser, on se doute que ce sont les enfants ou petitsenfants de Didier qui en profiteront. Une forêt comme à la nuit des temps Au sud-est de Praslin, la vallée de Mai ( ouverte de 8h30 à 16h30, entrée 15 € ) placée sous la protection de la National Parks and Nature Conservancy Commission, est un écosystème unique au monde. Poussent ici des plantes endémiques, tel le vacoa, mais aussi des espèces exotiques introduites dans la première moitié du XXe siècle et que l’on essaie aujourd’hui de faire disparaître. Et le fameux le cocotier de mer. Ce palmier au tronc droit atteignant 30 mètres et aux feuilles en éventail, est une plante dioïque, entendez unisexuée. Il existe un mâle ( dont l’inflorescence rappelle un organe viril ) et une femelle ( dont la noix ressemble à un pubis ). Le fruit le « coco-fesse » est lourd ( 10-15 kg voire jusqu’à 20 kg ). Sa croissance est très lente (sept ans pour que la noix mûrisse, 25 ans pour se reproduire et presque un millénaire pour atteindre la maturation complète ). 1 N°9 m Septembre - Octobre - Novembre 2006 Betty der Andréassian

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