Ergonomics Canada 2008 - (Page 10) revienne à nous, en tant que conducteurs, de prendre des décisions responsables en vue de créer un environnement de conduite sécuritaire. Test de QI sur la distraction au volant Indiquez si les énoncés suivants sont vrais, faux ou sans résultats probants. Voir les réponses ci-dessous. 1. Conduire en parlant au téléphone cellulaire ou conduire en état d’ivresse d’après la loi (concentration d’alcool dans le sang de 0,08 % poids/volume) entraînent le même risque de collision. 2. Le risque de collision est plus grand lorsqu’on utilise un téléphone cellulaire tenu en main plutôt qu’un appareil mains libres. 3. Le téléphone cellulaire est l’une des distractions au volant les plus courantes. 4. Parler avec un passager est moins risqué que parler au téléphone cellulaire. Note : aucun point n’est accordé pour une bonne ou une mauvaise réponse, mais plus vous avez de bonnes réponses, mieux c’est! façon plus sécuritaire lorsqu’il y a des passagers dans leur véhicule et que cette conduite plus sécuritaire compense les effets négatifs de la distraction2,6. L’exception à cette observation est qu’un risque plus élevé de collision a été constaté lorsque de jeunes conducteurs transportent seulement des passagers plus jeunes dans leur véhicule6. Les tâches impliquant une conversation dans laquelle le conducteur est engagé activement et au cours de laquelle il doit répondre à un passager ou à un interlocuteur au téléphone réduisent l’attention qu’il peut consacrer à la conduite. Margo Fraser détient le Certificat canadien de praticienne en ergonomie et occupe le poste de directrice générale de l’Association canadienne d’ergonomie. Elle remercie les personnes suivantes qui ont contribué à la préparation de ce rapport : Paul Stager, Christina Rudin-Brown, Craig Axler et Linda Sagmeister. Références bibliographiques 1. Caird, J.K, Willness, C.R., Steel, P., Scialfa, C. 2008. A meta-analysis of the effects of cell phones on driver performance. Accident Analysis & Prevention, 40, 1282-1293. 2. Drews, F.A., Pasupathi, M., Strayer, D.L., 2004. Passenger and cellphone conversations in simulated driving. Proceedings of the Human Factors and Ergonomics Society 48th Annual meeting, 2210-2211. 3. Harbluk, J.L., Noy, Y.I., Trbovich, P.L. & Eizenman, M. (2007). An onroad assessment of cognitive distraction: Impacts on drivers’ visual behavior and braking performance. Accident Analysis & Prevention, 39, 372-379. 4. Horrey, W.J., Wickens, C.D., Consalus, K.P., 2006. Modeling drivers’ visual attention allocation while interacting within-vehicle technologies. Journal of Experimental Psychology: Applied 12(2), 67–78. 5. Klauer, S.G., Dingus, D.R., Neale, T.A., Sudweeks, J., Ramsey, D.J., 2006. The impact of driver inattention on near-crash/crash risk: an analysis using the 100-car naturalistic study data (Rep.No.DOTHS810594). National Highway Traffic Safety Administration, Washington DC. 6. Lee, C., Abdel-Aty, M., 2008. Presence of passengers: Does it increase or reduce driver’s crash potential? Accident Analysis & Prevention, doi:10.1016/j.aap.2008.06.006. 7. Lee, J.D., 2007. Driver distraction: Breakdowns of a multi-level control process. In: I.J. Faulks, M. Regan, M. Stevenson, J. Brown, A. Porter & J.D. Irwin (Eds.). Distracted driving. Sydney, NSW: Australasian College of Road Safety. Pages 75-98. 8. Redelmeier, Donald A., and Robert J. Tibshirani. 1997. Association between cellular-telephone calls and motor vehicle collisions. The New England Journal of Medicine 336(7), 453-458. 9. Strayer, D.L., Drews, F.A., Crouch, D.J. 2006. A comparison of the cell phone driver and the drunk driver. Human Factors, 48(2), 381-391. 10. Stutts, J.C., Reinfurt, D.W., Staplin, L., Rodgman, E.A., 2001. The Role of Driver Distraction in Traffic Crashes. AAA Foundation for Traffic Safety, Washington DC. http://www.aaafoundation.org/projects/index. cfm?button=distraction 11. Vanlaar, W., Simpson, HM, Mayhew, D. & Robertson, R., 2007. The Road Safety Monitor 2006: Distracted Driving. Ottawa: Traffic Injury Research Foundation available at: http://www.trafficinjuryresearch. com/publications/PDF_publications/RSM2006_DistractedDriving_ FR.pdf. Réponses : Question 1 – Vrai Un risque quatre fois plus élevé de collision a été constaté en ce qui concerne l’utilisation d’un téléphone cellulaire, peu importe qu’il s’agisse d’un téléphone tenu en main ou d’un mains libres, soit le risque équivalent à la conduite en état d’ivresse (concentration d’alcool dans le sang de 0,08 % poids/volume)8,9. Question 2 – Faux Des chercheurs de l’Université de Calgary ont combiné des données provenant de nombreuses études et ont constaté que le fait de parler au téléphone cellulaire en conduisant ralentissait le temps de réaction de 0,25 secondes en moyenne, autant dans le cas d’un téléphone tenu en main que dans celui d’un mains libres1. D’après Mme Rudin-Brown, « le danger lié à l’utilisation d’un téléphone cellulaire au volant se produit lorsque la situation de conduite change subitement. C’est à ce moment que le conducteur qui parle au téléphone cellulaire fera généralement preuve d’un temps de réaction plus lent, et sa capacité de prise de décision sera diminuée, ce qui pourrait entraîner une collision. » [traduction] Même si des recherches montrent que l’utilisation d’un téléphone cellulaire au volant nuit à la performance au volant, lorsque des participants à une étude sont interrogés au sujet de leur performance, ils ne croient pas qu’elle soit affaiblie9. Cette perception fautive des conducteurs rend difficile de les convaincre de cesser d’utiliser leur téléphone cellulaire au volant. Question 3 – Faux Les conducteurs signalent que les distractions à l’extérieur du véhicule sont plus fréquentes que les distractions à l’intérieur du véhicule et que d’autres distractions à l’intérieur du véhicule se produisent plus souvent que l’utilisation du téléphone cellulaire5,10,11. Il est à noter qu’il est difficile de faire un lien entre un accident et certaines distractions, comme l’utilisation d’un téléphone cellulaire à mains libres, à moins que les personnes ne le signalent au cours de l’enquête sur l’accident. Question 4 – Sans résultats probants L’analyse effectuée à l’Université de Calgary a permis de constater que le temps de réaction était réduit dans la même mesure, que le conducteur soit en conversation avec un passager ou qu’il parle au téléphone cellulaire1. Certaines recherches ont indiqué toutefois que les conducteurs conduisent de 10 Ergonomics • Ergonomie 2008 http://www.aaafoundation.org/projects/index.cfm?button=distraction http://www.aaafoundation.org/projects/index.cfm?button=distraction http://www.trafficinjuryresearch.com/publications/PDF_publications/RSM2006_DistractedDriving_FR.pdf http://www.trafficinjuryresearch.com/publications/PDF_publications/RSM2006_DistractedDriving_FR.pdf http://www.trafficinjuryresearch.com/publications/PDF_publications/RSM2006_DistractedDriving_FR.pdf
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