Journal Le marin N°3095 - 3 novembre 2006 - (Page 6)

1 ligne de T - fixe france Atlantique Vers un reclassement autre que le pavillon de complaisance ? Rif Le colloque organisé à Marseille par l’Institut méditerranéen des transports maritimes, le 30 octobre, à l’occasion du premier anniversaire du Registre international français, a donné lieu à une discussion particulièrement animée entre représentants de la Direction générale de la Mer, armateurs et syndicalistes. Ces derniers, représentés notamment par André Hamel de la CGT et Charles Narelli, secrétaire général de la Fédération des officiers de la marine marchande Ugict CGT, ont annoncé « qu’ils étaient prêts à ouvrir de nouvelles négociations sur le Rif. Nous souhaitons en effet que soit négocié un accord de branche étendu, notamment concernant les effectifs à bord des navires Rif ». Ces négociations pourraient conduire à un reclassement du registre par l’ITF. « Nous déplorons en effet que le classement du Rif en tant que pavillon de complaisance freine son développement, assure Pierre Lavoix qui représentait Armateurs de France. Le Rif possède pourdes navires dans le cadre du GIE fiscal. C’est aussi un moyen stratégique efficace pour conserver notre savoir-faire maritime et assurer la présence du pavillon français sur toutes les mers du monde. » Même espoir du côté de JeanFrançois Jouffray, le directeur adjoint de la Direction générale de la Mer, qui assure que « le déclassement permettrait d’envisager l’entrée au Rif de navires étrangers qui pourraient y trouver un intérêt. Nous avons d’ailleurs développé des contacts avec certains armateurs ». En attendant, les chiffres que présente Jean-François Jouffray sont plus qu’encourageants : 174 navires inscrits au Rif un an après sa création dont 54 navires de commerce de plus de 100 tonneaux. Les 119 autres sont des navires de travaux et services auxiliaires, dont 116 appartiennent à Bourbon. La majorité de ces navires sont passés du Taaf au Rif mais 20 navires neufs ont directement été enregistrés au Rif. Pierre GRAVES Mieux cerner la réalité des pêches l’Assemblée nationale, auxquels ont été présentés les travaux effectués dans le cadre du projet Ocipesca (2004-2006). Ocipesca cherche à mettre en place, en collaboration avec les pêcheurs, un observatoire économique des pêches en France, Espagne et Portugal. Il est soutenu par les régions et l’Union européenne dans le cadre du programme d’initiative communautaire Interreg III. Côté ressource, une base de données unique et des méthodes d’approche standardisées sur la situation des pêcheries sont en train de se mettre en place. Les Français, qui ont travaillé sur la sole et la langoustine, ont insisté à l’Assemblée sur la notion de co-expertise. Là encore, c’est une piste d’avenir à développer à l’échelle européenne pour que la collaboration scientifique et professionnelle soit enfin efficace et plus sereine. Philippe URVOIS 2 lignes de T Le Rif, pavillon de 174 navires à l’heure actuelle, sortira-t-il de la complaisance ? tant de nombreux avantages, notamment en termes de concurrence et de financement Le débat est actuellement très vif sur la gestion des pêches qui devrait connaître des réajustements importants. Mais les conséquences socio-économiques de ces réajustements ne sont que très rarement évoquées. Il en va pourtant de l’avenir des communautés maritimes. Dans ce contexte, on ne peut donc que signaler l’intérêt des travaux menés par le laboratoire de recherche en économie maritime de Nantes Len Corrail, sur la notion d’équilibre portuaire. Ce dernier cherche à définir une méthode innovante et pointue pour définir objectivement, voire scientifiquement, cette notion qui doit servir de base aux politiques professionnelles et publiques. Il s’agit, par exemple, de déterminer combien de bateaux, quel niveau minimum de production sont nécessaires pour couvrir les charges engagées et équilibrer les comptes d’un port. Cette approche a été expliquée le 25 octobre aux élus de Cluster Embarquement à bord des navires de la Marine nationale plicatifs. Les membres du cluster pourront convier des clients potentiels à y assister à bord, lors d’escales en France ou à l’étranger », détaille Philippe Perennez. La Jeanne d’Arc lancera l’opération en décembre, d’autres bâtiments devraient suivre début 2007. « Le projet est encore en phase de validation, mais nous sommes enthousiastes. Il faudra cibler quelles sont les escales stratégiques parmi les 350 réalisées par les principaux navires », confirme le patron du Sirpa Marine Jérome Erulin. Le cluster va également lancer un site internet spécifique (www. cluster-maritime.fr). Les intéressés pourront y devenir membre du cluster. Ses responsables tablent sur un renouvellement, à périmètre plus ou moins constant, permettant de reconduire pour 2007 le budget de 500 000 euros. Les adhérents actuels se réunissent sous l’égide du cluster. Parmi les groupes de travail les plus avancés, celui sur la construction navale qui s’est même émancipé du cluster pour fonctionner indépendamment. Autres sujets débattus : la création d’un fonds pour investir dans des entreprises naissantes, la revalorisation des atouts de la pêche française… D’autre part, l’équipe du cluster prépare deux journées de séduction auprès des jeunes diplômés et des relais d’orientation afin de susciter des vocations. Pierre HARDOUIN Yves Gaubert André Thomas Les importants réajustements qui se profilent à la pêche pourraient obérer l’avenir des communautés maritimes. « Le projet est encore en phase de validation, mais nous sommes enthousiastes », assure Philippe Perennez du Cluster en parlant de l’exposition embarquée. Créé en mars dernier, le Cluster maritime français s’est mis au travail, en produisant des supports de communication et en favorisant les synergies entre ses membres. Son directeur et son président, respectivement Philippe Perennez et Francis Vallat, ont présenté, le lundi 30 octobre, l’avancée de leurs travaux, six mois après avoir établi sa feuille de route. Le cluster revendique plus de 300 000 emplois directs, chiffre « non-scientifique », selon son président, et cherche à le faire savoir. Ont donc été produits des supports de communication : diffusée à 10 000 exemplaires, une revue expose en français et en anglais les grandes lignes du secteur maritime français, « avec un oubli, la chambre arbitrale maritime de Paris », déplore le président. Une brochure décrivant chacun des membres a également été publiée. Plus interactif, le cluster a produit une présentation de type PowerPoint exposant la diversité et les atouts du maritime français. « Des bâtiments de la Marine nationale embarqueront cette présentation ainsi que des panneaux ex- Pollution : amende confirmée pour « Kapitonas Kaminska ». La Cours d’appel de Rennes a confirmé l’amende de 200 000 euros, infligée au cargo lithuanien par le tribunal correctionnel de Brest, le 3 janvier 2006. Le paiement de l’amende sera supporté par l’armement (180 000 euros) et le commandant russe du navire. Le 15 octobre 2004, le Kapitonas Kaminska avait été surpris au large de la pointe de Penmarc’h, par un avion de la Marine nationale, avec, dans son sillage, une nappe d’hydrocarbure de plus de 7 km. La France au deuxième rang des pavillons de qualité. Au classement 2005 du Memorandum de Paris, la France s’est hissée à la deuxième rang de la liste blanche des pavillons de qualité. Le Memorandum de Paris (MoU) est un accord signé en 1982, qui vise à éliminer les navires sous-normes grâce à une harmonisation des procédures de contrôle des navires. 25 États en font partie. Une récompense pour la flotte française qui est la plus jeune d’Europe avec 7,3 ans d’âge moyen. Les armateurs français se sont engagés dans la Charte bleue signée en 2003 « à améliorer sans cesse la sécurité et la qualité des navires ». Pêche : fermetures de qu otas et sous-quotas. Plusieurs quotas et sous-quotas ont été fermés, par des arrêtés parus au Journal officiel du 21 octobre. Il s’agit du quota français de merlan bleu dans les eaux des Feroe (division Vb) ; du sous-quota de plie du From-nord dans le golfe de Gascogne, des sous-quotas de maquereau des OP Arpévie, From sud-ouest, Proma et OP-Yeu pour toutes les zones, du maquereau pour l’OP Capsud (sauf dans le sud du golfe de Gascogne, en zones VIIIc, IX, X, Copace) et de l’OP La Cotinière dans le sud du golfe de Gascogne. ➟ Vincent Groizeleau ➟ ➟ Vendredi 3 novembre 2006

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