Journal Le marin N°3095 - 3 novembre 2006 - (Page 8)

8 1 ligne de T - fixe 2 lignes de T littoral plaisance Élus et directeurs de ports font le point sur 250 projets Les Verts ne désarment pas Donges-est Malgré le feu vert donné par le gouvernement au lancement des travaux du nouveau terminal de Donges-est (« le marin » du 6 octobre), les élus Verts de Loire-Atlantique continuent de s’opposer au projet. Présents dans les majorités des assemblées locales, à l’approche des élections, ils en appellent au Parti Socialiste pour qu’il prenne clairement une position sur le sujet. Le mardi 24 octobre, lors d’une réunion publique à SaintNazaire, ils sont repassés à l’attaque : « Aucun élément n’est venu confirmer les prévisions du port que les autres partis de gauche ont soutenu, alors que nous disions que même avec la croissance annoncée par le port depuis plus de dix ans, les terminaux actuels suffisent largement et la destruction des zones sensibles à Donges-est et les dépenses inadaptées sont un contre-sens écologique et économique. » Le parti appelle à remplacer le chantier de Donges-est par une meilleure utilisation des terminaux actuels, comme le terminal marchandises diverses et conteneurs (TMDC) ou le terminal multivracs, et le développement des trafics existants. Du côté du port autonome de Nantes - Saint-Nazaire, on réplique qu’avec les nouvelles installations d’entreprises prévues sur les sites actuels, la densification de l’espace est impossible. De même, selon le PANSN, vracs industriels et agroalimentaires ne peuvent pas continuer à être réceptionnés, comme aujourd’hui, sur le même terminal. Après les travaux d’un comité scientifique chargé d’évaluer les conséquences écologiques du projet et les mesures compensatoires prévues, les premiers coups de pioche devraient être donnés en 2007 pour une mise en service en 2011. Vincent GROIZELEAU La journée d’étude organisée par le Codcap (Comité pour le développement des capacités d’accueil de la plaisance), le vendredi 27 octobre à Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), a permis d’examiner l’ensemble des projets d’extension et de réhabilitation (voire de création) des ports de plaisance. Au total, 250 projets ont été évoqués, qui correspondent à un accroissement de 30 000 places. Une centaine d’élus ou directeurs de ports avaient fait le déplacement à Saint-Cyprien. Parmi eux, François Cuillandre, le maire de Brest. Il souhaite créer 600 anneaux au port du Château, sur une zone de 9 hectares, cédée à la collectivité en 2004 par la Marine nationale. L’investissement est estimé à 20 millions d’euros. La Manche et surtout la Méditerranée (Leucate, Canet, Cagnes…) étaient très représentées. L’objectif était aussi de transmettre un message à Dominique Perben, ministre des Transports, de l’Équipement, du Tourisme et de la Mer, qui avait délégué Yves Gauthier (chargé de mission ports de plaisance) à cette réunion. « Ce challenge est très lisible, il ne s’agit pas seulement de répondre à une demande Michel Deuff 30 000 nouvelles places pourraient voir le jour, à terme, dans les ports français. mais aussi de créer des richesses et des emplois, a expliqué Serge Pallarès, président du Codcap, en évoquant « une voie aux futurs financements européens 2007-2013 via une politique de projet. » De façon très claire, les élus locaux et les porteurs de projets attendent des aides techniques, judiciaires et financières de la part du gouvernement. Mais outre la question fondamentale du financement, ils pointent du doigt les lenteurs administratives. « Il faut que les services de l’État aient un œil positif et non une vision négative de nos projets », a résumé un élu local. D’autant que sur les questions environnementales, les ports français n’ont pas à rougir de leurs réalisations. « Rien de ce qui se construit aujourd’hui sur le littoral français n’est fait sans concertation, ni sans démarche d’éco-label », a assuré Serge Pallarès. Michel DEUFF Le projet d’extension suspendu Port-La-Forêt L’extension du port de plaisance de Port-la-Forêt (Finistère) ne se fera pas tel que l’a autorisé la préfecture du Finistère, le 30 juin 2006, dans le récépissé de travaux accordé à la Société d’économie mixte Sodefi. C’est ce que Pierre Maille, président du conseil général (premier actionnaire de la Sodefi) a indiqué aux représentants des associations de défense de l’environnement et syndicat professionnels, opposés au projet, lors d’une réunion le mercredi 25 octobre. « La Sem ne mettra pas en œuvre l’extension (…) tant que ne seront pas connues les conclusions du groupe de travail initié par la préfecture sur les rejets en mer des sédiments », a expliqué l’élu. Dans ce projet, qui porte sur la création de 280 places, en plus des 1 000 existantes (1,5 million d’euros de travaux), le clapage de 43 000 m3 de sédiments a été autorisé entre la baie de la Forêt et l’archipel des Glénan. Le comité local des pêches de Concarneau s’y oppose, tout comme le syndicat des pêcheurs et conchyliculteurs de la baie de la Forêt. « Le nouveau projet devra prendre en compte les recommandations du groupe de travail », a précisé le président du conseil général du Finistère. Mais à ses yeux, une solution doit être trouvée. Sous-entendu, un nouveau projet d’extension verra donc le jour. Franck JOURDAIN Endoume La station marine refuse de déménager Douarnenez Lorsqu’on occupe près d’un hectare sur la corniche de Marseille, on intéresse forcément les promoteurs. C’est le cas pour la station marine d’Endoume, ce véritable patrimoine scientifique et culturel où l’on étudie le milieu marin depuis 120 ans. Mais l’université Marseille - Aix veut regrouper l’ensemble des chercheurs à Luminy (à 12 km de là, dans les terres) sur un même pôle. Un argument que rejette JeanPierre Feral, directeur de l’unité Dimar (diversité, évolution et écologie fonctionnelle marine). Le chercheur met en avant l’intérêt stratégique de la station d’Endoume, « seul observatoire du milieu marin situé en zone urbaine. Notre rôle est de réaliser des observations du milieu marin. Si l’on nous déplace dans les terres, on nous prive de notre outil de travail ». Le centre marseillais abrite 220 personnes qui se répartissent entre trois unités de recherche - dont la Dimar - et une unité de service. Il dispose d’un statut assez complexe qui le lie à l’université ainsi qu’à d’autres entités de recherche. Le Centre est une UFR (Unité de formation et de recherche) et un Osu (Observatoire des sciences de l’univers) qui dépend du CNRS ainsi que de l’Ifremer et du Cemagref (institut public de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement). Au printemps dernier, le conseil d’administration de l’Université a voté le principe d’un transfert sur Luminy. Avec un argument imparable selon Yvon Berland, le président de l’université : « Les astronomes n’ont pas besoin d’aller sur Mars pour l’étudier. » Et d’assurer que « le site d’Endoume ne sera pas vendu… » Le projet d’un Centre de recherche sur les problèmes majeurs de la planète est sérieusement évoqué. Début novembre, le Conseil scientifique de l’université devrait faire le point sur ce dossier. M. D. Les fêtes maritimes remettent ça - entreprises et associations ont, d’autre part, abandonné une part ou la totalité de leur créance, pour un montant à peu près équivalent. Un nouveau départ est donc possible mais, afin d’éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets, il va falloir repenser la fête pour la rendre plus attractive. D’autant qu’elle sera, pour cette future édition, en concurrence avec celle de Rouen, sur le même thème. Les fêtes 2008 devraient être « plus festives et plus spectaculaires ». La dernière édition des fêtes maritimes de Douarnenez, rassemblant les vieux gréements, n’a pas été un succès. Quelque 200 000 euros de dé

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